martedì 14 maggio 2024

14 pays africains contraints par la France à payer le seigneuriage

« La politique coloniale, c'est la politique économique de la France! » 
JULES FERRY

28 février 2014

Photo : Foccart & Houphouet-Boigny, les pères fondateurs de la françafrique
Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !
Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.
Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.

sabato 11 aprile 2015

Clearstream 1, le Clearing pour les nuls

Clearstream 1, le Clearing pour les nuls : l'affaire des affaires ?

En ce moment je lis la bande dessinée L'affaire des affaires (version intégrale) de Laurent Astier et Denis Robert. Elle est à l'origine du film L'enquête, les deux oeuvres concernent les affaires Clearstream.
Sur un plan informatique, l'affaire Clearstream 1 (pas celle avec Villepin & co, l'autre) est plutôt intéressante. De quoi s'agit-il en fait ?
Pour le comprendre il faut parler un peu de transactions. Un petit point de culture générale pour contextualiser l'histoire va nous changer les idées. Oubliez les ordinateurs, c'est beaucoup plus terre-à-terre que ça.

Liquider les transactions au XIXème siècle
Vous l'avez sans doute constaté, le genre humain est plutôt chauvain. Nous, français, tendons à considérer Blaise Pascale comme le grand-père de l'informatique. Nos amis anglos-saxons se focalisent un peu plus sur un autre personnage : Charles Babbage.
Il y a quelques années il m'est arrivé de lire Victorian Data Processing, un article de Martin Campbell-Kelly paru dans le très sérieux périodique Communications of  the ACM.
Dans cet article, l'auteur fait état d'une description par Charles Babbage de la liquidation des transactions entre banques. Cette description serait disponible dans l'un des ouvrages de l'inventeur (personnellement je ne l'y ai pas trouvée mais j'ai un un peu la flemme de lire tout le bouquin - chacun son boulot, je suis pas prof d'université).
Dès la fin du XVIIIème siècle à Londres tous les banquiers se retrouvaient périodiquement à un endroit précis (et discret) appelé Clearing House. Ils y liquidaient tous les chèques qu'ils s'étaient échangés et réglaient ainsi leurs comptes. Cette manière de procéder avait l'avantage de limiter le nombre de transactions effectives ansi que le total des devises échangées.
Cette opération porte encore aujourd'hui un même nom anglais : le Clearing. Vous avez ainsi compris de quoi il est question avec Clearstream.