domenica 21 aprile 2013

EURO: La France bande encore


Nouveau : la BCE de Draghi donne pouvoir à la France de battre monnaie

Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 17/04/2013 à 00h54
Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi « illimitée » (le mot à la mode pour la finance internationale).
Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. A nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).
Certains observateurs avisés y ont (ironiquement) vu un signe plutôt positif. Paul Krugman, prix Nobel (forcément, un prix Nobel !) :
« La France a de nouveau sa propre monnaie. »
Figurez-vous, je ne suis pas prix Nobel (du moins pas encore), mais je serais presque d’accord avec l’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union européenne !
Sauf que, hum, toujours en euros, pas dans tous les pays membres... Vous seriez aspirant prix Nobel, vous vous demanderiez doctement tout ce que cela cache, n’est-ce pas ?

Les « économistes » entrent en scène

Eh bien, les Nouvelles économiques allemandes – Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN) – ont, elles, des idées bien plus vicieuses, bien plus perverses sur la question :
« Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. »
Les DWN indiquent qu’une banque française serait particulièrement dans le collimateur, mais sans que son nom soit officiellement indiqué. Les DWN citent trois banques françaises systémiques (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).
Quelques économistes de forums ont au contraire voulu y voir un camouflet... pour « les tenants de la sortie de l’euro » :
« Leur principal argument [celui des europhobes, ndlr] s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF [Banque de France] et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraine forcément une dévaluation. »
Bon, ok, façon très originale de voir (ces savants tout de même !). Mais donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit pourtant sérieusement les règlements européens. Et si une institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

L’offense du Sud à l’Allemagne

Un petit péril en la demeure à propos de la défaillance prévisible d’une banque française systémique, par exemple ? Une urgence incontinente à agir séance tenante ? Et empêcher en passant l’Allemagne de mettre son nez dans le sauvetage d’un nouveau coq boiteux de cette maudite zone pour laquelle tout irait si magnifiquement bien sans toutes ces fichues emmerdes ?
C’est en tout cas ce qu’insinuent méchamment et sans détour nos DWN qui dénoncent un complot (contraint et forcé par leur triste état) des pays éclopés du Sud contre l’impuissante Allemagne :
« Il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière. L’Allemagne doit, impuissante, assister à ce qui se produit. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir à ce sujet des prêches dominicaux. C’est tout. Cette action montre que la fraction Sud, dans les coulisses de la BCE a déjà largement pris le contrôle sur la structure de l’Europe. »
Autrement dit, dans le sauve-qui-peut général, un meurtrier coup de canif vient d’être porté à l’intégrité de la monnaie unique. Mais chut, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes européens unis possible. Et qui diantre ose ici parler de fébrilité et de panique ambiantes ?

mercoledì 10 aprile 2013

"Offshore Leaks" : les détails du projet


"Offshore Leaks" : les détails du projet

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Palmier.

Le Monde publie, à partir du 4 avril, les révélations mises au jour par l'opération "Offshore Leaks". Menée conjointement par l'International consortium of investigative journalists (ICIJ) et trente-six médias internationaux, cette investigation à l'échelle planétaire a permis d'ouvrir une brèche dans le secret qui caractérise en général les paradis fiscaux.
  • Qu'est-ce que l'ICIJ ? Comment les fichiers ont-il été exploités ?

L'ICIJ, consortium international des journalistes d'investigation, est une initiative du Center for public integrity, basé à Washington. Il a pu mettre la main sur une mine d'informations fournies par d'anciens salariés de deux entreprises de services de financiers offshore, Portcullis Trustnet et Commonwealth Trust Limited : au total, près de 2,5 millions de documents (courriers électroniques, copies de papiers d'identités, lettres, etc.). Pour exploiter cette manne de données aussi rares que complexes, l'ICIJ a proposé au Monde et aux autres médias partenaires d'unir leurs forces.

  • Que révèlent ces fichiers en France ?
Dans l'ensemble des données proposées par l'ICIJ, certaines concernent des banques françaises. La BNP Paribas et le Crédit agricole ont aidé leurs clients à créer des sociétés offshor, allant au rebours de leur communication sur le sujet.
La liste française tirée de ces fichiers contient une centaine de noms. Parmi ces noms figurent celui de Jean-Jacques Augier, le trésorier de la campagne de François Hollande, fait partie des concernés. Il est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans. "J'ai investi dans cette société par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane en ChineCapital Concorde Limited, un holding qui gère toutes mes affaires chinoises", précise l'homme d'affaires au Monde."L'investissement dans International Bookstores apparaît au bilan de cette filiale. Rien n'est illégal", insiste-il.
Le vrai visage de l'évasion fiscale française n'est pas forcément celui de personnalités comme Jérôme Cahuzac ou Gérard Depardieu, mais aussi celui de notables de province et d'entrepreneurs, comme la famille Grossman, propriétaire de Celio. Le Monde se penchera sur ces personnes dans son édition du 6 avril.
  • Que révèlent ces fichiers à l'étranger ?
L'opération Offshore Leaks permet d'envisager, à l'échelle mondiale, la variété des personnes et des entreprises qui pratiquent l'évasion fiscale. En Grècele quotidienTa Néa a publié la liste d'une centaine de sociétés offshore grecques, dont seulement quatre sont enregistrées auprès des autorités fiscales. Le gouvernement grec a d'ores et déjà annoncé enquêter sur ces comptes.
Des personnalités de haut-rang apparaissent aussi dans la base de données de l'ICIJ. Les fichiers montrent ainsi que trois sociétés auraient été créées en 2008 aux îles Vierges britanniques – un paradis fiscal situé dans les Antilles – au nom des filles du président de l'AzerbaïdjanIlham Aliyev. Une autre aurait été établie en 2003 au nom du président et de sa femme.
Les noms de la célèbre collectionneuse d'art espagnole Carmen Thyssen-Bornemisza, de la fille aînée de l'ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, Maria, ou de l'épouse d'Igor Chouvalov, un homme d'affaires proche de Poutine, actuellement vice-premier ministre de Russie, y figurent également.
L'ancien ministre des finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav, apparaît aussi dans cette liste. Ce dernier aurait créé la société Legend Plus Capital ltd par le biais d'un compte en Suisse lorsqu'il était en fonction, de 2008 à 2012. Il a reconnu que c'était une "faute" de ne pas l'avoir déclarée.

lunedì 8 aprile 2013

Les banques ramèneront le fascisme ?


Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme

http://actuwiki.fr/dossier/17681
Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.
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Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Theodorakis a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux… grecs. Extraits :
Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.
Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)
Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

Entre 20 et 30.000 milliards de dollars cachés


Entre 20 et 30.000 milliards de dollars cachés dans les paradis fiscaux »


stephane-hessel1-sarahmoon http://actuwiki.fr/speculation/paradis/17866
Une liste de noms de personnalités soupçonnées d’avoir monté des sociétés ou de détenir des comptes offshores vient d’être dévoilée. Ces fuites spectaculaires braquent à nouveau le projecteur sur les paradis fiscaux. Mais qu’est-ce qu’un « paradis fiscal » et comment tant de milliards ont-ils ainsi pu être dissimulés? Eclaircissements de Xavier Harel, auteur d’un livre* sur le sujet et d’un documentaire pour Arte en cours de montage.
paradis fiscaux billets
Sable blanc, lagon bleu turquoise, cocotiers… et montages financiers douteux. Le paradis fiscal a ses clichés. Mais derrière la carte postale se cache une réalité peu évidente à appréhender. Combattu en 2009, notamment par le G20 et l’OCDE qui a dressé des « listes noires » et « grises », il revient avec force dans le paysage avec les documents publiés par un collectif de journalistes. Xavier Harel, ancien journaliste de la Tribune et auteur d’un livre paru en 2010 – La grande évasion – et bientôt d’un documentaire sur les paradis fiscaux, explique ce qu’ils sont vraiment aujourd’hui, et quels enjeux ils représentent.
Qu’est-ce qu’un paradis fiscal?
C’est un concept englobant qui a quatre dimensions. Une fiscalité faible sur les plus-values immobilières ou sur les bénéfices. Une grande opacité qui consiste à refuser de communiquer à l’administration des élements d’information sur ses clients. C’est l’élément le plus important et le plus recherché. L’instrument c’est le secret bancaire, qui existe en Suisse, mais pas seulement. Il existe aussi en Autriche, au Luxembourg, en Belgique. L’opacité peut aussi être cherchée dans le Delaware aux Etats-Unis où plus de 950.000 sociétés sont enregistrées.
Ce n’est pas le seul moyen. Il y a aussi la création de trusts. Il s’agit de confier des biens – qui peuvent être matériels comme des maisons, des tableaux… à un trustee qui en devient le propriétaire officiel. La pratique date des Croisades. Quand les croisés partaient pendant plusieurs mois, ils confiaient leur famille, leurs terres à un homme de confiance, d’où le terme de « trust » en anglais qui signifie confiance. Et bien sûr, il n’y a pas de registre des bénéficiaires de ces trusts, on ne peut donc pas savoir qui est derrière puisqu’il n’y a pas de coopération. Dans l’affaire Wildenstein par exemple (le célébre marchand d’art Guy Wildenstein a été mis en examen le jeudi 24 janvier pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, NDLR), entre un et dix milliards de dollars de tableaux étaient confiés à des trusts. Certains étaient accrochés dans des musées mais appartenaient à des trusts domiciliés aux Caïmans.
Le troisième élément est une législation peu contraignante pour les activités financières. Ce sont des paradis réglementaires où les exigences prudentielles sont très faibles. C’est la raison pour laquelle de très nombreux hedge funds américains sont entregistrés aux Caïmans. En Europe, le Luxembourg est un paradis fiscal pour les Sicav.
Le quatrième élément est l’absence ou la faible coopération judiciaire. Si un soupçon de fraude pèse sur quelqu’un et qu’une commission rogatoire est lancée, il sera très difficile au juge français par exemple d’obtenir des informations. Ainsi, à Singapour, il faut d’abord demander son autorisation au titulaire du compte pour divulguer ses informations à la justice…
Il est rare de trouver des territoires où ces quatre éléments soient tout réunis fois. Mais certains restent encore plus attractifs que d’autres comme les Bermudes ou les îles Vierges britanniques.
Ces places « offshore » ne servent-elles en fait que de « tuyaux »?
Oui. Aux îles Caïmans où nous avons tourné le documentaire, il ne se passe rien. L’industrie financière n’est même pas visible. Il y a plus de 400 banques sur place mais pas une n’a pignon sur rue. Il s’agit d’employés qui font du « booking ». Evidemment, l’argent n’est pas aux îles Caïmans. C’est un jeu de miroirs. C’est ainsi que les investissements de Chypre en Russie ont pu être aussi massifs. Et il existe une quantité de montages entre paradis fiscaux. Un simple compte en Suisse, c’est pour les professions libérales! Ce n’est pas très sophistiqué. La technique plus évoluée serait plutôt le trust à Jersey lié à un holding aux îles Caïmans qui détiendrait des actifs réels comme un château en Angleterre, une entreprise en France et du cash en Suisse par exemple.
Comment remonter la piste?
Si le fisc commence à s’intéresser à ces montages pour enquêter sur d’éventuelles fraudes, il faudra beaucoup de courage, de temps et d’énergie pour remonter tous les fils. D’autant plus que ces structures sont montées avec des clauses de fuite: dès que la justice commence à s’intéresser à une de ces sociétés, le trustee à pour mission de la fermer et d’en créer une autre. Tout s’est très bien organisé…
C’est un travail extraordinaire, les journalistes ont pu avoir accès à des millions de documents fournis pas des « insiders ». Cela peut contribuer à secouer les gens. Il faut tout de même savoir qu’il y a entre 20.000 et 30.000 milliards de dollars qui sont cachés dans les paradis fiscaux. Cela représente les trois quarts de la dette mondiale. Ce n’est pas toujours illégal mais cela représente des pertes colossales pour les Etats. Ce sont paradis fiscaux qui bousillent notre démocratie.
Quelles sont les pistes pour tenter d’y mettre fin?
Les Etats-Unis ont quasiment été les seuls à réagir. Une loi appelée « Fatca » [Foreign account Tax Compliance act"] oblige toutes les banques qui veulent exercer sur leur territoire à signaler les contribuables américains qui possèdent des comptes chez eux. S’ils ne transmettent pas les données, ils ne peuvent pas ouvrir de succursale dans la première économie du monde. Ils sont en train de négocier ce dispositif. Nous pourrions faire la même chose enFrance.
S’il y a bien un angle d’attaque, ce sont les banques. Par exemple, si un établissement comme la BNP est présente en Suisse, aux Caïmans et dans d’autres territoires, ce n’est évidemment pas pour leurs clubs de vacances mais pour leurs structures qui permettent l’évasion fiscale. Ces banques proposent même à leurs clients des services en ce sens.
Source : La Tribune

martedì 15 gennaio 2013

Le Mouvement Européen-France

Comment « la première association de promotion de l'Europe en France » est venue « troller » le site de l'UPR

Le soir du 9 janvier, notre sitemestre se rend comme tous les jours sur le site Internet de l’UPR pour valider les commentaires postés en réaction aux derniers articles.
Comme sur notre page Facebook ou sur nos chaînes YouTube et Dailymotion, nous ne censurons pas les messages qui vont contre nos idées, mais seulement les commentaires racistes ou insultants (ils sont d’ailleurs rares).
Dans la liste des messages à modérer, 11 commentaires attirent notre attention. Au-delà de leur contenu très pro-européen et de leur ton agressif (« Vous êtes un mouvement archaïque qui ne sait faire autre chose que de détruire. Tout casser ça n’importe quel SS sait le faite ! »), nous remarquons qu’ils ont tous été postés par la même adresse IP mais avec des pseudonymes différents (« Bernard Martin », « Aldebaran12 », « Jérome62 »).
De plus, le délai de soumission entre 2 commentaires est parfois très court ; en 3 minutes, le commentateur trouve le temps de changer de page, de lire un article et de laisser un commentaire !
Intrigués, nous cherchons à savoir à qui peut bien appartenir l’adresse IP qui a servi à envoyer ces 11 commentaires très véhéments (« Vos idées sont ridicules ! » ; « Messieurs et Mesdames de l’UPR vous êtes des menaces pour la démocratie » « Le nazisme c’est vous ! », etc.) et relevant d’une propagande européiste de bas niveau (« Qui peut croire que chacun peut s’en sortir seul désormais avec des géants comme la Chine, l’Inde ou le Brésil ? » « Je trouve Monsieur Draghi très bien et sa politik [sic] protège le peuple ! » « L’Europe nous apporte la paix, l’euro la stabilité » « Heureusement que l’euro est là. Ça aurait été pire sans », etc.).
Nous lançons donc une recherche Internet pour identifier le propriétaire de cette adresse IP.
À notre grande surprise, nous découvrons qu’elle appartient au… Mouvement Européen-France.
ip mef
Selon sa notice Wikipédia, le « Mouvement Européen-France (ME-F), est une association [créée en 1949], qui regroupe, au-delà de leur appartenance politique, les hommes, les femmes et les associations qui souhaitent s’engager en faveur de la construction européenne dans une perspective fédérale. Sa vocation est de “développer dans le peuple français la prise de conscience de l’Europe, et de la communauté de destin des peuples qui la composent”. »
ME-F
Nous savons par ailleurs depuis le fameux article d’Ambrose Evans-Pritchard que le Mouvement Européen a été financé par la CIA et que ses dirigeants « étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains ». Information que l’on ne trouve évidemment pas dans la documentation officielle de « la première association de promotion de l’Europe en France » (c’est ainsi que le ME-F se présente sur sa page Facebook).
Le président du Mouvement Européen-France est actuellement Jean-Marie Cavada, ancien journaliste et député européen. On lui doit cette parole illustre : « Ceux qui font la fine bouche devant la Constitution européenne devraient avoir en mémoire les photos d’Auschwitz » (dépêche AFP datée du 22 janvier 2005).
Cavada

Parmi les présidents antérieurs du ME-F, on trouve :
- Jean-Louis Bourlanges (figure du centrisme en France) ;
- Anne-Marie Idrac (ancienne présidente de la RATP et de la SNCF, secrétaire d’État au Commerce extérieur dans le gouvernement Fillon II) ;
- Pierre Moscovici (actuel ministre de l’Économie et des Finances) ;
- Sylvie Goulard (députée européenne et auteur d’ouvrages d’endoctrinement européiste, dont L’Europe pour les nuls).
On voit donc que le ME-F a eu successivement des présidents classés au centre, à droite, à gauche, puis de nouveau au centre… Le clivage droite-gauche n’existe plus quand il s’agit de construction européenne et de fédéralisme. Daniel Cohn-Bendit (député européen, Verts) a également été vice-président du mouvement, tout comme Najat Vallaud-Belkacem (actuelle ministre du Droit des femmes et porte-parole du gouvernement).
Le Mouvement Européen-France a donc jugé opportun de venir poster des commentaires sur le site de l’UPR. Nous trouvons que c’est une excellente nouvelle. Pas seulement parce que ces commentaires sont indigents intellectuellement et politiquement, mais surtout parce que ces manœuvres assez pathétiques à vrai dire signifient que le ME-F, représentant en quelque sorte officiel du fédéralisme en France, s’inquiète de l’ascension de l’UPR. Cela confirme ce que nous avions observé par ailleurs. Voici qui nous encourage à redoubler d’efforts pour faire reculer les forces euro-atlantistes.
Nous reproduisons ci-dessous les 11 commentaires en question. Nous vous recommandons particulièrement les interventions de « Bernard Martin » dans lesquelles l’auteur des messages se fait passer pour un ouvrier soutenant fanatiquement la construction européenne. Extrait : « Je suis ouvrier et grâce au Fonds Social j’ai pu accéder à une formation dans ma région sinistrée qu’est la Picardie. L’Europe m’a aidé à me remettre dans le chemin de l’emploi, elle crée tout sauf le chômage ! » S’ils en étaient informés, les (vrais) ouvriers – en activité ou au chômage – apprécieraient à coup sûr les méthodes du Mouvement Européen-France…
Copie d'écran des commentaires envoyés par le Mouvement Européen France
Copie d’écran des commentaires envoyés par le Mouvement Européen France.
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